Depuis le début du confinement causé par la quarantaine COVID-19, j’ai les émotions en dents de scie.

J’ai eu des moments zen en mode «je ne peux rien y faire» et des crises d’angoisse paralysantes. Je me suis inquiétée pour mes proches et pour ma propre santé.

Comme beaucoup de gens, je me suis occupée pour oublier que la vie était sur pause.

J’ai organisé, lavé, trié ma maison. J’ai soupiré de tristesse en annulant mes voyages. J’ai passé des journées complètes – des semaines en fait – à jouer à Animal Crossing New Horizons sur ma Switch. Ça m’a beaucoup remonté le moral en me donnant quelque chose de positif à faire. Les jours se suivaient et étaient si similaires que j’en perdais la notion du temps. La quarantaine COVID-19 est un long fleuve pas toujours tranquille.

quarantaine COVID-19 - beau temps

J’ai travaillé un peu, parfois beaucoup, mais moins qu’avant. On a tous nos challenges financiers présentement, mais c’est particulièrement difficile pour les travailleurs autonomes.

Aujourd’hui, j’écris ces mots assise à mon bureau, les fenêtres ouvertes sur le monde qui s’éveille enfin. J’ai à nouveau quelques contrats et du plaisir à travailler. Les oiseaux chantent, l’arbre qui pousse devant ma maison est soudainement rempli de jeunes feuilles et mon chat s’amuse à les regarder danser au vent.

Ça va vraiment mieux.

quarantaine COVID-19 - espace de travail

Si plusieurs blogueuses ont documenté avec brio les derniers mois, j’ai préféré le faire en vidéo sur YouTube.

Je me sentais plus à l’aise de créer des vidéos pour me faire du bien que de rédiger des articles de fond ou informatifs. Pour être honnête, à la mi-avril, j’ai carrément arrêté de regarder les nouvelles – ça me causait trop d’anxiété. J’ai demandé à quelques amies de me tenir au courant des grandes lignes et je me suis concentrée sur ma propre santé – autant mentale que physique.

quarantaine COVID-19 - trois leçons

Tout le monde est affecté à sa façon par la quarantaine COVID-19 et se comparer tel un concours de qui-a-souffert-le-plus n’est pas constructif.

Ce qui l’est je crois, c’est de faire un bilan de nos émotions, de nos désirs, de nos déceptions, et de nos nouveaux espoirs. D’observer ce qui a été modifié positivement nos vies. Ou ce qu’on voudra continuer à transformer.

Dans mon cas, il y a trois choses.

Trois leçons que j’ai tirées de la quarantaine COVID-19

1. J’apprécie encore plus ce que j’ai

Comme je suis travailleuse autonome, je suis habituée d’être seule chez moi pendant de longues périodes. Ce que j’apprécie par-dessus tout, c’est que ma maison est confortable, sécuritaire et bien équipée.

Le confinement peut être difficile pour plein de raisons (je pense aux personnes âgées seules ou aux parents qui ont à jongler entre la crise de leur trois ans et un appel Zoom avec le bureau.)

Parmi les raisons difficiles mais non dramatiques, j’ai remarqué que le confinement était très dur pour mes amis qui «vivent ailleurs» que chez eux, ceux et celles qui sont toujours au travail, dans des soirées, qui se nourrissent presque exclusivement dans les cafés et les restaurants. Ceux qui ne réparent pas le four brisé et qui n’ont pas encore pris le temps d’assembler les chaises de cuisine achetées il y a cinq mois.

Je me trouve donc vraiment chanceuse d’avoir mis de l’énergie dans ma maison pour en faire un lieu serein.

Je suis aussi très reconnaissante d’être Canadienne et de savoir que mon gouvernement écoute la science et nous offre du soutien. D’avoir des amis et une famille sur qui compter. Et d’être capable de m’occuper toute seule pour me changer les idées, même si ça n’est pas aussi enrichissant que de passer du temps avec d’autres êtres humains.

Je suis plus que jamais consciente et reconnaissante de mes privilèges.

quarantaine COVID-19 - chat tuxedo

2. Je réalise que j’ai besoin de vivre avec plus d’intention et de focus

J’ai toujours aimé lancer des projets et travailler sur plein de trucs en même temps.

Depuis le confinement, j’ai réalisé que même si c’est gratifiant, ça m’épuisait aussi pas mal. En lançant trop de choses en même temps, j’avais de la difficulté à atteindre la qualité souhaitée dans tout. J’ai donc maintenant envie de me concentrer sur les projets où je me sens le plus accomplie.

Le nom de ce blogue changera et le contenu se transformera un peu. Même chose pour mes comptes Instagram et mes chaînes YouTube. Ce projet me motive vraiment beaucoup et j’ai bien hâte de vous en reparler quand ce sera plus avancé!

J’ai eu envie de cesser d’alimenter plein de petites choses pour créer quelque chose de plus grand. Pour moi, mais surtout pour vous.

Je suis convaincue qu’en donnant à mes lecteurs et abonnés ce qu’ils apprécient le plus de mes contenus, je me sentirai moi-même plus accomplie.

Je souhaite être encore plus utile.

3. Je dois me faire un plan si je veux avoir ma maison

Pour la partie plus concrète et terre à terre de mes leçons : je veux une maison avec un espace nature, un terrain où planter des fleurs et des tomates, de l’espace pour que mes proches puissent me visiter confortablement. Ça fait longtemps que j’en parle, mais ça ne se fera pas tout seul!

La leçon ici, c’est que je dois créer un vrai plan de match avec un échéancier, sinon ça ne restera qu’un simple souhait.

J’adore mon loft. C’est un cocon douillet que j’aurai de la peine de quitter (surtout avec les super voisins que j’ai!). Le confinement a simplement souligné à quel point avoir une cour me manque.

Je veux pouvoir boire mon café les pieds dans le gazon et faire des bonshommes de neige l’hiver. Je veux une piscine. Je sais que vivre tout ça à Montréal est très coûteux, d’où l’importance du plan de match à activer dès maintenant. Je n’ai plus le temps d’attendre, car la vie fait son chemin.

J’ai besoin de mon chez-moi «pour toujours» où je pourrai m’enraciner pour de bon.

Et vous, quelles leçons avez-vous tirées des derniers mois?

quarantaine COVID-19 - parc

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